Désarmement de l'ETA : le Pays basque français attend un soutien de Paris

Libération.fr
Des membres du Raid et la police judiciaire lors d'une opération franco-espagnole contre ETA le 16 décembre 2016 à Louhossoa, dans les Pyrénées-Atlantiques.

Des militants, soutenus par de nombreux élus locaux, ont annoncé une restitution unilatérale, le 8 avril, de l'arsenal de l'organisation indépendantiste. Ils demandent au gouvernement de s'impliquer dans le processus.

Le désarmement total de l’ETA suivi de son autodissolution va-t-il enfin avoir lieu ? L’annonce, jeudi à Bayonne, par un collectif de la société civile basque, du démantèlement, le 8 avril, de la totalité de l’arsenal militaire de l’organisation séparatiste cachée en France se veut une avancée sans précédent dans ce sens. La résolution d’un conflit vieux de cinquante ans marqué par plus d’un millier de victimes dont 837 attribuées à l’ETA, 170 dues à l’Etat espagnol et aux escadrons de la mort.

En 2011, l’ETA avait annoncé unilatéralement l’arrêt de sa lutte armée sans obtenir pour autant l’ouverture de négociations, notamment sur le statut de ses militants détenus en Espagne et en France. En octobre 2011, sous l’égide de Kofi Annan, alors secrétaire général de l’ONU, une conférence internationale, tenue à San Sebastián (Espagne), avait tenté en vain d’accélérer le règlement du conflit. Prônant une capitulation sans conditions de l’ETA, Madrid avait alors répondu par une fin de non-recevoir. Une position soutenue par Paris, avec pour conséquence le maintien de la collaboration entre les services espagnols et français dans la traque et l’arrestation des derniers clandestins de l’organisation séparatiste.

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«Une impasse qui risquait de déboucher sur un pourrissement de la situation et un risque de résurgence du conflit dans les années à venir qu’il fallait à tout prix éviter», explique à Libération Txetx Etcheverry, porte-parole du collectif des «Artisans de la Paix». Un regroupement d’acteurs de la vie sociale, politique, syndicale et associative du Pays basque français à qui l’ETA a délégué «sans conditions» le démantèlement de son arsenal. Des centaines d’armes, pistolets, (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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