Désamour pour l'ANC, crainte d’une abstention record… Les enjeux des élections en Afrique du Sud

Les Sud-Africains votent mercredi pour élire leurs députés à l’Assemblée nationale et leurs élus aux Parlements locaux, qui choisiront ensuite le président de la nation. Le scrutin se tient sur fond de crise économique et de désillusion grandissante envers les élites politiques. Bousculé par les scandales de corruption, l’ANC, au pouvoir depuis la fin de l'apartheid voilà 30 ans, craint un recul historique.

En Afrique du Sud, quelque 27,6 millions d'électeurs inscrits sur les listes votent, mercredi 29 mai, pour renouveler leur Assemblée nationale et leurs Parlement locaux. Plus de 1,6 million de personnes s'étaient enregistrées pour glisser le bulletin dans l'urne par anticipation. Les bureaux étaient ouverts pour eux lundi et mardi.

Le Parlement, fraîchement élu, devrait siéger deux semaines après le scrutin. Ses 400 députés seront alors appelés à élire le président. Au pouvoir depuis 2018, le président Cyril Ramaphosa pourrait voir son mandat prendre fin, si son parti, le Congrès national africain (ANC), n'obtient pas de majorité.

  • Des élections démocratiques

"C'est aussi le signe d’une société civile forte, gardienne de la démocratie, qui dénonce tous les travers du pouvoir en place, et notamment la corruption", estime Marianne Séverin.

Avec AFP


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