"Déraison, justice et politique" : la CJR critiquée par l'un de ses concepteurs, Daniel Soulez Larivière

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L'ex-ministre de la Santé, Agnès Buzyn a été mise en examen la semaine dernière pour "mise en danger de la vie d'autrui" par la Cour de justice de la République (CJR). En tant que membre de la commission Vedel, l'avocat Daniel Soulez Larivière a fait partie de ceux qui ont proposé la création de la CJR. Aujourd'hui, au regard de l'affaire Buzyn, il explique pourquoi la juridiction spéciale témoigne d'une "cécité collective". "Que faire pour arrêter ce cycle ­infernal?", questionne-t-il. Voici sa tribune : 

"L'intelligence ne protège pas du défaut de discernement. Brûler des livres ou censurer des auteurs n'a rien d'éducatif. Défiler contre le passe ­sanitaire au nom de la liberté témoigne de l'ignorance que la ­Déclaration des droits de l'homme (art. 4) ­stipule qu'elle "consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui". Une erreur de raisonnement explique également quelques décisions de la CJUE, comme les 35 heures pour les armées (hors opérations), dont Michel ­Barnier a pris prétexte pour critiquer la ­supranationalité du droit européen.

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Depuis le XIVe siècle, ce ne sont que ­bagarre et incompréhension entre l'exécutif et le judiciaire

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L'activité récente de la Cour de ­justice de la République témoigne d'une même cécité collective. Elle est née en 1993 quand le pouvoir judiciaire était en fin de reconquête d'espaces qui lui échappaient, comme la ­répression du financement illicite des partis ­politiques. Légitime et ­salutaire, cette reconquête a généré des tex...


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