Déradicalisation : «Il faut une troisième voie entre prison et milieu ouvert»

Libération.fr

Mis en cause par le rapport de deux sénatrices, le processus d’accompagnement des jeunes tentés par le jihad doit être affiné et soutenu, estime sa responsable.

Muriel Domenach est secrétaire générale du Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation (CIPDR) depuis l’été 2016. C’est en grande partie à cette structure que revient la mise en place d’une politique gouvernementale de lutte contre l’endoctrinement jihadiste. Pour Libération, elle dresse un bilan des mesures engagées et répond au rapport très sévère des sénatrices Esther Benbassa (EE-LV) et Catherine Troendlé (LR).

Comment réagissez-vous aux critiques d’Esther Benbassa et de Catherine Troendlé envers la politique de «déradicalisation» ?

Je pense d’abord qu’un débat doit évidemment s’opérer tant le sujet mérite réflexion. Le rapport insiste à juste titre sur la prévention et l’évaluation, qu’on m’a demandé de développer depuis mon arrivée en septembre. Il est à charge sur des acteurs du passé. Les acteurs d’aujourd’hui, qui sont les professionnels de la prévention (éducateurs de rue, maisons des ados, missions locales, Fédération française de psychiatrie), ont écrit pour demander à être auditionnés. Ils font du bon travail et ne méritent pas l’opprobre et les commentaires expéditifs, voire les fake news, auxquels a donné lieu le rapport.

Dans ce rapport, il est reproché au gouvernement d’avoir agi, notamment concernant les centres de déradicalisation, avec «précipitation»

Il a fallu développer une nouvelle politique publique de prévention en deux ans (détection, avec le numéro vert, mais aussi formation et «contre discours» avec le programme «Stop djihadisme»). Pour une raison que je ne m’explique pas depuis mon arrivée, les centres apparaissent comme le cœur de la prise en charge. L’essentiel est pourtant de prévenir en milieu ouvert, via les cellules préfectorales et les professionnels de la prévention. A présent, 2 400 jeunes sont suivis et 1 000 familles accompagnées. (...)

Lire la suite sur Liberation.fr

Un Courbet retrouvé
A droite et au centre, le douloureux raccommodage de la candidature Fillon
Attaques contre la justice: le CSM proteste à son tour
Etrangers: Macron privilégie l’obtention de la nationalité au droit de vote
«Macron n’est pas un candidat de gauche.»

En utilisant Yahoo vous acceptez les cookies de Yahoo/ses partenaires aux fins de personnalisation et autres usages