Dérèglement climatique : la montée des eaux menace les estuaires

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Les émissions de gaz à effet de serre d’origine anthropique seraient responsables de la montée des eaux, menaçant les estuaires et faisant reculer les traits de côtes dans le monde. Un tiers des côtes mondiales sont des zones sableuses dont la plupart des estuaires. Largement utilisées par l’Homme, la vulnérabilité de ces zones côtières aurait un impact sur les populations littorales ainsi que sur les activités économiques associées.

Le trait de côte ou ligne de rivage est la limite entre la terre et la mer. Il peut naturellement reculer lorsque le littoral est soumis à des effets d’érosion, ou avancer lorsque les sédiments s’accumulent. Mais face au dérèglement climatique, les changements prévus devraient être plus prononcés. Une étude parut le 7 juillet 2021 dans la revue s’intéresse à 41 estuaires (embouchures de fleuve) dans le monde, dont ceux de la Gironde et de la Loire en France.

Les auteurs, une équipe de chercheurs pluridisciplinaire, se sont basés sur trois scénarios de forçage radiatif appelés RCP (Representative Concentration Pathway) pour modéliser le devenir de ces estuaires. Le forçage radiatif est une perturbation du bilan radiatif du système climatique de la Terre, soit entre le rayonnement solaire entrant et les émissions de rayonnements infrarouges sortant de l’atmosphère. Ce n’est plus un mystère, ce forçage radiatif est induit par le dérèglement climatique d’origine anthropique. Développé par le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec), les RCP sont quant à eux des scénarios représentant des variantes probables du climat qui résultent de la hausse de ce niveau d'émission de gaz à effet de serre dans les années à venir (période 2000-2100).

Selon les modélisations des chercheurs, quel que soit le scénario RCP, le dérèglement climatique fera reculer les traits de côtes de la quasi-totalité (90 %) des 41 estuaires étudiés au cours du 21ème siècle. Selon le scénario le plus optimiste, donc de faibles émissions de CO2, 46 % des estuaires étudiés reculeraient de plus de 100 mètres, contre 68 % des estuaires selon le scénario le plus pessimiste. Les estuaires africains seraient les plus touchés, Par exemple, le trait de côte du Beira, au Mozambique, reculerait de 485 mètres sous le scénario le plus pessimiste. En France, le trait de côte de l’estuaire de la Gironde devrait reculer de 224 mètres en cas de faibles émissions, tandis que celui de la Loir[...]

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