Les députés LR "déterminés" malgré les tentations de défection avant les législatives

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Le logo du parti Les Républicains (illustration) - LIONEL BONAVENTURE © 2019 AFP
Le logo du parti Les Républicains (illustration) - LIONEL BONAVENTURE © 2019 AFP

Cap sur les législatives pour les députés LR, qui ont affiché leur "détermination" lundi en réunion de groupe, alors que la débâcle de la présidentielle fait craindre au parti des défections vers la macronie.

"Nous ne sommes pas un parti annexe de la macronie et nous ne le deviendrons pas", a affirmé à l'issue de la réunion le député d'Eure-et-Loir Olivier Marleix, convaincu que "les Français souhaitent très majoritairement une cohabitation".

Mais après le calamiteux 4,8% de Valérie Pécresse au premier tour de la présidentielle, les rumeurs de ralliement vont bon train. "Il ne faut jamais exclure les ambitions personnelles", mais "si débauchage il y a, ce sera totalement individuel", a assuré Olivier Marleix.

Un dîner Solère-Abad qui divise

Le patron des députés LR Damien Abad a rencontré Thierry Solère, le conseiller spécial d'Emmanuel Macron la semaine dernière, a affirmé Le Figaro. Une rencontre "à son invitation" et qui "reste de l'ordre de l'échange de vues", a précisé Damien Abad. Selon un député présent à la réunion, le président de LR Christian Jacob a clairement "dit que ceux qui accepteraient de dîner avec Solère mettent le doigt dans l'engrenage".

"On a dit à Abad que l'on regrettait que certains profitent de leur position pour dealer quelque chose, et que tous ceux qui ont des velléités de partir doivent avoir la décence de démissionner avant de nous mettre dans la panade", selon cet élu. "Damien Abad est le président du groupe, il a une responsabilité particulière, je forme le voeu qu'il l'assume complètement et jusqu'au bout de cette séquence électorale", a affirmé à des journalistes la numéro 2 du parti Annie Genevard.

Selon elle, "toute la stratégie de Macron et de ses stratèges de l'ombre est de laisser croire qu'on est prêts à se vendre (...) pour rejoindre un grand parti d'extrême centre". Mais "il faut garder raison, aborder cette campagne dans la clarté des convictions" car "les Français détestent les reniements, les petits arrangements politiciens".

"Cinq axes" pour la campagne

Signe des lignes de fracture au sein du parti, le très critique maire de Saint-Etienne, Gaël Perdriau, s'est dit favorable à "un pacte de gouvernance" avec Emmanuel Macron, dans un entretien à franceinfo lundi, en demandant "un conseil national extraordinaire des Républicains pour fixer une nouvelle ligne politique".

"Si Christian Jacob refuse le dialogue, cela veut dire qu'on est dans un parti où on ne peut plus parler. Cela s'appelle une secte", a-t-il ajouté.

Pour les législatives, "cinq axes" de campagne ont été sélectionnés -- ordre, sécurité, régalien, santé, pouvoir d'achat -- et "après c'est du terrain", a affirmé Annie Genevard.

"L'expérience a montré que la majorité était composée de beaucoup de députés hors sol", a abondé Olivier Marleix, en assurant que LR abordait cette élection "avec humilité, mais aussi beaucoup de détermination". Les Républicains tiendront un comité stratégique mardi matin.

Article original publié sur BFMTV.com

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