Les députés européens redisent leur refus d’un Brexit sans accord

Les députés européens ont voté ce mercredi 18 septembre une résolution pour réaffirmer leur position sur le Brexit, et notamment leur refus d’un « no deal ». Ce matin, Jean-Claude Juncker et Michel Barnier étaient devant le Parlement et ont rendu compte de leur déjeuner avec Boris Johnson.

Le président de la Commission européenne s’est voulu optimiste. Jean-Claude Juncker a en effet qualifié la rencontre avec Boris Johnson « d’amicale et constructive », il pense qu’un accord est « encore possible ». Et ce malgré l’absence toujours de proposition écrite sur une alternative au « filet de sécurité » irlandais.

Les députés européens, eux, ont exprimé beaucoup de craintes face à la perspective d’une sortie sans accord, rapporte notre envoyé spécial à Strasbourg, Juliette Gheerbrant. Craintes pour l’emploi, les entreprises, la libre circulation, et craintes pour l’Irlande. «  Jamais nous n’accepterons de porter préjudice à l’île d’Irlande, ni par un mur ni par le retour de la violence », a notamment déclaré la Française Nathalie Loiseau, enécho à la députée nord-irlandaise Martina Anderson, du parti nationaliste Sinn Fein, qui a brandi son passeport de République d’Irlande dans l’hémicycle.

Du côté des conservateurs britanniques, Geoffrey Van Orden a reproché à la Commission de ne pas faire sa part de travail dans les discussions. La Commission également accusée par Nigel Farage de vouloir coincer de nouveau les Britanniques dans l’Union européenne. Réponse de Michel Barnier : « Il n’est pas question de s’opposer au Brexit et vous devez dire la vérité aux citoyens britanniques sur les conséquences d’une sortie sans accord. »

Il ne reste plus que six semaines avant le 31 octobre et le négociateur de l'UE a prévenu : « Il ne s’agit pas de faire semblant de négocier. »

Premier vote du Parlement sur le Brexit

À la mi-journée, les eurodéputés ont voté massivement une résolution sur le Brexit. La première pour le Parlement nouvellement constitué après les élections de mai.

Le texte, sur lequel se sont mis d'accord les principaux groupes politiques, sauf l'extrême droite, reste fidèle aux positions du précédent Parlement : tout faire pour éviter un « no deal », réaffirmer que l'accord déjà négocié est « juste et équilibré », et souligner qu'un nouveau report ne sera soutenu que si « des raisons et un objectif valables existent ».

(Avec AFP)