Les députés anti-peine de mort dans le viseur de Duterte

Libération.fr

Une «purge». Le quotidien PhilStar n’a pas pris de gants pour qualifier les sanctions prises à l’encontre de parlementaires qui avaient eu le tort de voter contre le retour de la peine de mort aux Philippines. Mercredi soir, le parti du président Rodrigo Duterte a déchu douze élus de leurs responsabilités au sein de la Chambre des représentants. Au premier rang de ceux-ci figure l’ex-présidente Gloria Macapagal Arroyo, qui avait aboli la peine capitale en 2006. Les onze autres élus seront remplacés en mai.


«Punisseur». La semaine dernière, le projet de loi sur la peine de mort avait été adopté en troisième et dernière lecture à 217 voix contre 54. Il doit dorénavant être approuvé par le Sénat où siègent 24 élus. Le retour de la peine capitale est une priorité affichée par Rodrigo Duterte. Surnommé «le Punisseur» par le magazine américain Time, il a déclaré qu’il envisageait de faire exécuter 20 criminels par jour.

Ce jeudi, le sénateur Francis Pangilinan, président de l’ancien parti au pouvoir, a évoqué «l’intolérance du gouvernement pour toute forme de dissidence, ce qui est un indicateur d’un dangereux glissement vers l’autoritarisme».

Le sénateur Francis Pangilinan parle en connaissance de cause. Le Sénat a déjà fait l’objet d’une précédente purge. Il a lui-même été exclu, en février, de la présidence d’une commission après son opposition aux politiques poursuivies par Duterte. Il a eu le tort également d’avoir pris la défense de Leila de Lima. La sénatrice a été l’une des premières à s’élever contre la guerre antidrogue du Président, qu’elle a qualifié de «tueur en série sociopathe», avant de se faire arrêter le 24 février pour des accusations non étayées de trafic de drogue.

Depuis le 1er juillet et l’arrivée au pouvoir de Duterte, la guerre contre la drogue a provoqué la mort d’au moins 7 080 personnes, tuées par la police, des milices ou des gangs. Des ONG de défense des droits de l’homme sont arrivées à la conclusion que ces «meurtres […] peuvent constituer des (...)

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