Une députée LREM a proposé de conditionner l’accès à la PMA au niveau de revenu

Lepelletier, Pierre
La députée de La République en marche, Béatrice Piron. / THOMAS SAMSON/AFP

LE SCAN POLITIQUE - La députée de La République en marche, Béatrice Piron, souhaitait que les futurs parents qui voulaient avoir recours à la PMA justifient des «revenus susceptibles de permettre sa subsistance et celle de l’enfant à naître». Son amendement a été rejeté.

L’amendement a été rejeté, mais la proposition restera dans les annales de l’examen du projet de loi bioéthique, qui prévoit notamment d’ouvrir la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes. Les députés de tous bords ont planché mercredi sur le texte en commission spéciale - instance qui précède l’examen en séance publique - pour analyser les quelque 2000 amendements (plus de 400 sur le point précis de la PMA). La députée de La République en marche des Yvelines, Béatrice Piron, a notamment proposé de limiter la PMA en fonction des revenus des futurs parents. Elle a formulé son amendement ainsi: «Tout couple formé d’un homme ou d’une femme (sic), ou de deux femmes, ou toute femme seule, souhaitant entamer un processus de PMA, doit pouvoir justifier de revenus susceptibles de permettre sa subsistance et celle de l’enfant à naître».

Contraire à la «solidarité nationale»

Devant la commission, la députée a rappelé qu’«élever un enfant coûte cher», tout en affirmant qu’il fallait «garantir une enfance loin de la précarité». Le rapporteur du projet de la révision sur la loi bioéthique, Jean-Louis Touraine, a rendu un avis défavorable, jugeant l’amendement «contraire au principe même de notre solidarité nationale».



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