La députée Lisa Belluco, frappée lors de la manifestation "anti-bassines", a porté plainte contre X

La députée Lisa Belluco, lors de la manifestation anti-bassines à Sainte-Soline (Deux-Sèvres), le 29 octobre 2022. - BFMTV
La députée Lisa Belluco, lors de la manifestation anti-bassines à Sainte-Soline (Deux-Sèvres), le 29 octobre 2022. - BFMTV

La députée Europe Écologie-Les Verts Lisa Belluco, frappée lors de la manifestation "anti-bassines" à Sainte-Soline dans les Deux-Sèvres le samedi 29 octobre dernier, a porté plainte contre X a appris BFMTV.

La parlementaire avait affirmé le week-end dernier sur notre antenne avoir été "bousculée et frappée par les forces de l'ordre". Une vidéo dévoilée par BFMTV lundi montre la députée s'avançant vers des gendarmes en criant: "Vous n'avez pas le droit de me toucher, je suis députée".

Lisa Belluco a assuré dimanche sur notre antenne avoir "avancé de manière pacifique, les mains en l'air" vers les forces de l'ordre, avant d'être "repoussée et frappée".

Un millier de gendarmes toujours sur place

Samedi, plusieurs milliers de personnes avaient manifesté à Sainte-Soline. Des affrontements ont éclaté quand des militants ont voulu pénétrer sur le chantier, avant d'être repoussés par les forces de l'ordre. L'interdiction de manifester avait été prolongée jusque mercredi matin.

Dimanche soir, le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, avait annoncé le maintien d'un millier de gendarmes, "autant qu'il faudra", pour empêcher une ZAD de s'installer - seules des tours de guet en bois et en tôle, pour l'instant, ont été édifiées par les opposants sur un terrain à deux kilomètres du chantier.

La "bassine" de Sainte-Soline, surnom donné par les opposants, est une des 16 réserves de plusieurs centaines de milliers de m3 qui doivent voir le jour dans le département. Élaboré par un groupement de 400 agriculteurs, le projet vise à rendre disponible de l'eau pour l'irrigation durant l'été, grâce au pompage des nappes phréatiques superficielles en hiver.

En contrepartie, les porteurs du projet, soutenus par l'État, se sont engagés, dans un protocole signé en 2018, à adopter des pratiques tournées vers l'agro-écologie. Leurs détracteurs y voient à l'inverse une "fuite en avant" du modèle "productiviste".

Article original publié sur BFMTV.com