Ce député LFI encourage les "classes populaires" à postuler à l'Assemblée

Le député LFI David Guiraud à l'Assemblee Nationale, le 20 juin,2022, au lendemain des élections législatives. (Photo by Geoffroy VAN DER HASSELT / AFP) (Photo: GEOFFROY VAN DER HASSELT via AFP)
Le député LFI David Guiraud à l'Assemblee Nationale, le 20 juin,2022, au lendemain des élections législatives. (Photo by Geoffroy VAN DER HASSELT / AFP) (Photo: GEOFFROY VAN DER HASSELT via AFP)

Le député LFI David Guiraud à l'Assemblee Nationale, le 20 juin,2022, au lendemain des élections législatives. (Photo by Geoffroy VAN DER HASSELT / AFP) (Photo: GEOFFROY VAN DER HASSELT via AFP)

POLITIQUE - À la recherche d’un premier emploi ou d’une reconversion? Après le second tour des législatives, les 577 députés élus dimanche 19 juin auront besoin de collaborateurs pour les aider à accomplir le travail parlementaire. En principe, des centaines de contrats de travail sont donc à pouvoir, alors que chaque député dispose d’un crédit mensuel de 10 581 euros pour employer jusqu’à cinq personnes en même temps.

Pour améliorer la diversité chez ces petites mains essentielles au travail législatif, le député insoumis David Guiraud a décidé de lancer un “appel à candidature pour les classes populaires” sur Twitter et dans un entretien à Libération publié mercredi 22 juin. “Les recrutements commencent maintenant. Et il n’y a pas besoin d’avoir fait l’ENA (École nationale d’administration) ! Les mails des députés ont tous le même format : prenom.nom@assemblee-nationale.fr”, explique l’élu, lui-même ancien collaborateur du député insoumis Éric Coquerel.

À Libération, David Guiraud s’engage à faire entrer les “catégories populaires” à l’Assemblée nationale à travers cette voie. “Je dis à mes collègues que nous sommes des employeurs et c’est une responsabilité. Il faut faire des choix politiques et nous ne devons pas tomber dans la facilité en recrutant des jeunes de Sciences-Po”, affirme-t-il, avant de citer un exemple: “J’ai besoin d’un salarié qui maîtrise les réseaux sociaux pour ma communication et qui peut également gérer la relation presse (...). Je suis certain que je peux trouver des cracks, des jeunes qui veulent bosser mais qui ne viennent pas des grandes écoles.”

“Dans les quartiers, on ne manque pas de diplômés”, poursuit le nouveau député, qui donne des conseils aux candidats: “Il faut envoyer un mail directement au député. Et il faut faire des candidatures personnalisées parce que les candidatures groupées se terminent souvent dans la corbeille. Et c’est maintenant que ça se joue.”

En France, le travail de collaborateur est très divers, “allant de simples tâches matérielles à des contributions plus élaborées (discours, amendements)”, rappelle le site de l’Assemblée nationale.

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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