Le député Alexandre Vincendet : pour « la mise en place d’un service d’accès à la citoyenneté des droits »

© THOMAS COEX/AFP

Voici sa tribune : « En 1996, Jacques Chirac, président de la République, annonce la professionnalisation des armées et la suspension du service national. Ce sera chose faite par la loi du 28 octobre 1997 adoptée par la majorité dite plurielle issue de la dissolution. Nos dirigeants faisaient alors, à raison, le constat que le “service militaire universel et égalitaire” avait cessé, au fil du temps, d’être militairement utile et efficace, qu’il n’avait jamais été universel et rarement égalitaire, du fait des exemptions de plus en plus nombreuses et inventives.

Inutile de fantasmer sur le retour à un service militaire idéalisé, creuset de la République chargé de corriger les erreurs et les fautes, lieu magique où s’opérerait un rite initiatique vers l’âge adulte. Balivernes nostalgiques. Dès lors que l’armée, à longueur de rapports, d’études et autres livres blancs, confirme qu’un nouveau service militaire n’a aucun intérêt pour elle et constituerait une charge paralysante, il n’est pas sage de continuer à en expérimenter sans cesse de nouveaux succédanés.

Et pourtant, quinquennat après quinquennat, ou plutôt campagne après campagne, le sujet revient sur la table. C’est le signe qu’à nos yeux il manque dans notre pays un moment collectif, universel et égalitaire qui permettrait à chacun de devenir pleinement citoyen. Être citoyen dans notre République ne peut être seulement dû au hasard d’un lieu de naissance ou d’un dossier administratif. Être citoyen dans notre ­République,...


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