Le déplacement d'Éric Zemmour à Calais ne s'est pas fini comme prévu

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POLITIQUE - Déplacement réglé à la demi-heure près, lieux de rendez-vous révélés à la presse à la dernière minute et avec beaucoup de précautions... Tout avait été pourtant préparé pour que le déplacement d’Éric Zemmour à Calais se passe bien, ce mercredi 19 janvier.

Dans cette ville connue pour être un point de passage vers l’Angleterre, le candidat à la présidentielle devait se consacrer à l’un de ses sujets fétiches, l’immigration. Mais, comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article, la visite ne s’est pas achevée comme son équipe l’espérait.

Immigration et Europe, c’est sur ces deux thèmes qu’Éric Zemmour s’est exprimé vers 12h30, à l’emplacement exact de la “Jungle” de Calais, qui avait accueilli jusqu’à 10.000 migrants avant son démantèlement en 2016. Fidèle à sa rhétorique d’extrême droite, il a plaidé pour que la France “reprenne le contrôle de ses frontières” et que soit réaffirmée “la primauté du droit national sur le droit européen”.

Le discours, très encadré, s’est tenu sur un bunker, dans une zone difficile d’accès à d’éventuels manifestants. Ce qui n’a pas empêché certains d’entre eux, au loin, de crier au mégaphone “Zemmour, on ne veut pas de toi ici, repris de justice”, rapporte l’AFP, en référence à sa condamnation quelques jours plutôt pour “complicité de provocation à la haine raciale”. Le député ex LREM Aurélien Taché, soutien de Yannick Jadot à la présidentielle, a aussi brièvement interpellé Éric Zemmour, pour contester sa vision de l’immigration.

Après le déjeuner, Éric Zemmour devait ”échanger sur le Brexit et l’immigration avec des acteurs locaux”, ainsi qu’avec des représentants des forces de l’ordre.

Mais la visite a tourné court. Devant le bistrot de Marck (près de Calais) où il devait rencontrer les agents de police, Éric Zemmour a eu droit à un comité d’accueil déterminé. Une trentaine de personnes, principalement des jeunes, ont scandé “Zemmour casse-toi, Calais n’est pas à toi” ou encore “Pas de quartiers pour les fachos, pas de fachos pour nos quartiers”.

Mais où est passé Eric Zemmour?

Comme les autres journalistes, le reporter du HuffPost n’a pas pu pénétrer dans le bistrot, et la séquence avec les forces de l’ordre n’a pas pu être tournée. Un dispositif policier a même été déployé devant le restaurant pour sécuriser le candidat.

Au bout d’une trentaine de minutes de manifestation, ses équipes sont sorties du bar, particulièrement remontées à l’égard des manifestants... mais aussi de la presse. Son conseiller Garen Shnorhokian a accusé les journalistes d’avoir dévoilé les lieux où Éric Zemmour devait se rendre, “comme à Marseille”, où la visite du candidat avait tourné au fiasco. “D’après vous, comment est-ce qu’ils ont fait pour savoir qu’on revenait là?”, lance-t-il aux micros tendus, en parlant des manifestants. “On continue la visite sans vous”, a ensuite lâché le conseiller, avant de tourner le dos aux journalistes.

Étaient ensuite prévus des déplacements sur “plusieurs points de présence de clandestins”... qui ont donc eu lieu sans la présence des médias. Quant à Éric Zemmour, il n’a jamais été vu sortant du bistrot.

À voir également sur Le HuffPost: Au meeting de Zemmour, on a tenté de parler pouvoir d’achat

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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