Dépister la tuberculose par l’haleine, une méthode simple et efficace

PEAKSTOCK / SCIENCE PHOTO LIBRAR / LDA / Science Photo Library via AFP

Selon une étude pilote franco-colombienne, l’analyse de l’air expiré par des patients tuberculeux s’avère supérieure à la méthode de référence, la recherche bactériologique dans les crachats. Un travail qui laisse entrevoir à terme un meilleur diagnostic de la maladie, toujours responsable de plus d'un million de morts dans le monde chaque année.

Détecter la tuberculose en analysant l’air exhalé des patients plutôt que leurs crachats. Telle est la préconisation d’une étude récente publiée dans Nature communications,

Pour diagnostiquer la tuberculose, la méthode traditionnelle n'est pas toujours efficace

Conduite par deux équipes, l'une colombienne et l'autre de l'Institut National des Sciences Biologiques du CNRS, elle démontre dans un petit groupe de 45 patients que cette approche innovante permet de diagnostiquer directement le bacille responsable de la maladie, Mycobacterium tuberculosis, même chez des personnes considérées comme négatives suite à la simple analyse de leur expectoration (les crachats), l’outil diagnostic de référence utilisé en complément de l’examen clinique et de la radiographie des poumons.

Mais le manque de sensibilité de cette méthode bactériologique traditionnelle est connu, tout particulièrement chez les patients dits paucibacillaires, c'est-à-dire porteurs de peu de bacilles dans leurs crachats, comme les enfants ou encore des patients co-infectés par le VIH. On estime d’ailleurs qu’un tiers des cas (10 millions de nouveaux cas par an dans le monde) ne sont pas diagnostiqués, notamment en raison de sa faible efficacité. D’où la nécessité de développer d’autres approches plus performantes.

Un test facile, non invasif et efficace

C’est la raison pour laquelle les scientifiques ont eu l’idée d’utiliser un fluide de l’organisme assez peu étudié à ce jour, appelé condensat d’air exhalé. En pratique, la phase liquide contenue dans l’air que nous expirons.

Pour recueillir cette fraction liquide, les patients ont dans un premier temps respiré dans un tube dont l’air avait été refroidi afin que l’eau se condense sur les parois. Un geste facile et non invasif ne nécessitant pas de personnel spécialisé. Dans un second temps, l’analyse chimique et immunologique de ce condensat d’air exhalé a été réalisée, révélant la présence de molécules (sucres, lipides, protéines), toutes produites par My[...]

Lire la suite sur sciencesetavenir.fr

A lire aussi