"Avec un dépistage précoce, on va pouvoir détecter des tumeurs de petite taille dans le poumon"

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Emmanuel Macron souhaite que soit étudiée la mise au point d'un dépistage précoce du cancer du poumon, maladie qui cause la mort de 33.000 Français chaque année. Dépister tôt permettrait de détecter des tumeurs de petites tailles avant qu'elles ne se propagent dans l'organe, explique Jean-Baptiste Méric, de l’Institut national du cancer.

Emmanuel Macron a dévoilé cette semaine le plan national de lutte contre le cancer pour les 10 ans à venir. Parce qu'une tumeur repérée tôt se guérit mieux, le plan prévoit d'organiser un million de dépistages supplémentaires d'ici 2025, notamment pour mieux prévenir les formes graves du cancer du colon. Dans la même logique, de nouveaux tests devraient être élaborés, pour repérer plus tôt les cancers du poumon.

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Repérer les tumeurs plus tôt et augmenter le taux de guérison

Près de 33.000 Français meurent chaque année de ce cancer. Quand les symptômes sont déjà là, une tumeur au poumon est inopérable dans les deux tiers des cas car trop étendue. Mais des études ont montré qu'en proposant régulièrement un scanner des poumons faiblement dosé a de gros fumeurs ou d'ancien gros fumeurs, on pourrait réduire de 20 à 25% la mortalité. Les tumeurs seraient repérées beaucoup plus tôt, et donc traitées plus vite.

"On va pouvoir détecter des tumeurs de petite taille dans le poumon", souligne sur Europe 1 le docteur Jean-Baptiste Méric, directeur du pôle Santé Publique et Soins de l’Institut national du cancer. "Comme c'est souvent le cas lorsque l'on fume des cigarettes légères, ces tumeurs se développent en plein milieu du poumon. Elles n'entraînent pas de saignements, pas de toux et pas de douleur tant qu'elles ne se sont pas étendues à d'autres parties de l'organe", continue le médecin.


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