Dépistage, PMA post-mortem, GPA : le gouvernement tente de calmer les ardeurs de sa majorité

·1 min de lecture
Jean Castex souhaite que l'Assemblée nationale se tienne au texte bioéthique voté en première lecture.
Jean Castex souhaite que l'Assemblée nationale se tienne au texte bioéthique voté en première lecture.

La bioéthique et ses complexes problématiques ne sont visiblement pas la tasse de thé de Jean Castex. Mardi 28 juillet, le Premier ministre s’est exprimé pour la première fois sur ce sujet devant l’Assemblée nationale, alors que le projet de loi bioéthique était revenu la veille en deuxième lecture dans l’hémicycle. Castex n’a pas quitté ses notes des yeux et a même commis un sacré lapsus en parlant de « PMA post-moderne »... au lieu de post-mortem ! Il n’en a pas moins martelé fermement la ligne du gouvernement, qui souhaite que l’Assemblée s’abstienne de nouvelles innovations polémiques, et reste fidèle au texte voté lors du premier examen. « Cet équilibre issu du vote en première lecture, le gouvernement demande solennellement à l’Assemblée de le préserver », a lancé Castex.

Une tentative de recadrage visant certains députés de la majorité, qui veulent repousser un peu plus loin les barrières bioéthiques. Début juillet, pendant que l’attention médiatique se concentrait sur le remaniement, ces élus ont ajouté plusieurs dispositions lors du passage du texte en commission, contre l’avis du gouvernement. Parmi ces nouveautés, la méthode dite « Ropa », qui consiste en un don de gamète entre deux femmes en couple : l’une donne un ovocyte pour concevoir un embryon avec l’aide d’un tiers donneur et l’autre porte l’enfant. Le gouvernement s’y oppose au nom de l’interdiction des dons dirigés vers une personne précise. La droite, elle, crie à la brèche vers la gestation pour autrui (GPA).

Lire la suite