''Un dépistage de masse, ce serait pas mal'' : dans le camp de migrants d'Aubervilliers, la crainte d'un nouveau foyer de contamination au coronavirus

Benjamin Mathieu
·2 min de lecture

Coincées entre deux cimenteries, des centaines de tentes au bord du canal de Saint Denis, à Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis, forme un petit bidonville. Entre 700 et 1 200 personnes vivent dans des conditions d’hygiène déplorables. Ferit est afghan, il a 27 ans. ''Ici il n'y a pas de douches, pas de sanitaires, il n'y a rien'', soupire-t-il. Chomkan, Afghan lui aussi, vit dans ce camp depuis trois mois. La peur au ventre. ''Comment vous le dire poliment ? C'est vraiment la merde ici, indique-t-il. Toutes les nuits, il y a des bagarres, entre les Africains et les Afghans et puis on se fait menacer, voler ses affaires.''

Pas de masques ni de dépistage

La coronavirus, il en a bien sûr entendu parler. Mais dans ces conditions, comment respecter les gestes barrières ? ''Personne n’est venue nous donner d’informations, poursuit Chomkan, seulement de nous dire de porter un masque, mais on n'en a pas !"

Il y a quatre jours, j’ai vu un médecin à cause d’un rhume, il m’a seulement donné du paracétamol, sauf que maintenant, j’ai mal à la poitrine.

Chomkan

à franceinfo

Trois fois par semaine, Médecins du Monde vient pour une consultation médicale. La semaine dernière, plusieurs cas suspect de Covid ont été détectés. Une situation qui inquiète bien sûr les associatifs. Clémentine Briand, de l’association Utopia 56, (...)

Lire la suite sur Franceinfo

A lire aussi