Vers un dépistage généralisé des drogues et de l'alcool au travail

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Le Comité consultatif national d'éthique a estimé que le dépistage des drogues au travail était souhaitable pour limiter les accidents du travail.

Le dépistage de l'alcool et de la drogue sur le lieu de travail va-t-il être généralisé? Aujourd'hui réservé aux postes à risques, le Comité consultatif national d'Ethique (CCNE) a estimé ce jeudi que le dépistage médical de l'usage de produits illicites ou d'alcool est "souhaitable et justifié pour les postes de sûreté et de sécurité". "L'alcool, notamment l'alcoolisme chronique, a une place très majoritaire dans les comportements toxicomanes en milieu professionnel", note le CCNE dans son rapport.

Estimant que 10 à 20% des accidents du travail déclarés sont liés à l'usage ou a l'abus d'alcool sur le lieu de travail - à comparer aux 34% des accidents mortels de la route (52% pour les accidents survenus le week-end) -, le CCNE estime "souhaitable et justifié" des dépistages pour les postes de sûreté et de sécurité. Mais, "une généralisation du dépistage banaliserait la transgression du devoir de respecter la liberté des personnes", ajoute ce conseil des sages.

Pour mettre en oeuvre une telle mesure, il préconise un recensement détaillé de ces postes. Pour les modalités, il souhaite une "négociation collective" passant par une "concertation approfondie". Alors que les consommateurs réguliers d'alcool (trois fois au moins par semaine) sont 10 millions en France, dont la moitié sont considérés comme dépendants et un sur dix comme alcoolique chronique, il y a 1,2 million usagers de cannabis (dont 550 000 consommateurs quotidiens) et 250.000 consommateurs de cocaïne.

10% des salariés consommeraient des drogues au travail

Dix pour cent des salariés consommeraient régulièrement ou occasionnellement sur leur lieu de travail des produits illicites, majoritairement du cannabis (huit pour cent), puis de la cocaïne, des amphétamines et de l'héroïne. Les professionnels des arts et du spectacle (17%), mais (...) Lire la suite sur lexpress.fr

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