Dépendance. Le piège de la dette chinoise en Indonésie

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Plus de dix-sept milliards de dollars : c’est le montant de la “dette cachée” de l’Indonésie vis-à-vis de la Chine, soit 1,6 % de son PIB. Le quotidien Koran Tempo s’inquiète de ces prêts contractés par des entreprises publiques qui n’apparaissent pas dans le budget de l’État.

“Le piège de la dette made in China” : Koran Tempo tire le signal d’alarme en affichant à la une un dessin du président indonésien, Joko Widodo, accablé devant un train à grande vitesse qui roule sur le drapeau de la Chine. Ce TGV en construction doit relier Jakarta à Bandung sur une distance de 150 kilomètres.

“La Chine a octroyé un prêt direct à PT Kereta Cepat Indonesia China, une entreprise mixte entre les deux pays, d’un montant de 4,5 milliards de dollars sur un budget évalué au départ à 6,7 milliards de dollars. Le taux d’intérêt s’élève à 2 % pendant quarante ans”, rapporte Koran Tempo.

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Bien que le Japon ait mené le premier une étude de faisabilité, le président indonésien a préféré la proposition chinoise, qui ne demandait pas de garanties de l’État. Mais voilà qu’aujourd’hui le budget est passé à plus de 8 milliards de dollars, si bien que Joko Widodo vient de publier un décret autorisant l’État à couvrir les dépassements que l’entreprise publique n’est pas en mesure de payer.

C’est exactement le piège que décrit AidData dans son étude récente. “Cet institut de recherche financière aux États-Unis a déclaré que l’Indonésie aurait des dettes cachées envers le gouvernement chinois de 17,28 milliards de dollars. La majeure partie de la dette prend la forme de financement de développement de projets

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