Dépendance à l’alcool : un faible courant électrique au niveau du crâne ?

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Jusqu’au 1er décembre 2019, le CHU de Tours propose à des volontaires présentant une dépendance à l’alcool de participer à une étude. Le but, tester l’efficacité de la stimulation transcrânienne à courant continu pour se départir de cette addiction.

En collaboration avec le service addictologie de Dijon, le CHU de Tours recrute des volontaires pour tester une nouvelle approche thérapeutique contre la dépendance à l’alcool : la stimulation transcrânienne à courant continu.

La date limite du recrutement est fixée au 1er décembre 2019. Peuvent participer les hommes et femmes majeures « souffrant d’un trouble de l’usage d’alcool léger, moyen ou grave, ne consommant pas de substances illicites ». Les participants doivent avoir déjà tenté « au moins une fois de réduire ou d’arrêter la consommation d’alcool et doivent présenter une motivation pour » aller vers la modération. Il est possible d’appeler au 02 18 37 05 81 pour s’inscrire ou obtenir des informations.

Comment ça marche ?

Simple et non invasive, la stimulation transcrânienne à courant continu a déjà fait ses preuves en psychiatrie, notamment chez des patients dépressifs ou schizophrènes en cas de résistance aux traitements. Cette technique consiste à diffuser un courant électrique de faible intensité via deux électrodes recouvertes d’une éponge humide et posées sur le crâne. L’objectif, modifier l’excitabilité corticale en ciblant les zones précises impliquées dans l’addiction. Chaque participant suivra des séances de 13 minutes en ambulatoire à raison de 2 séries par séance.

A noter : en France, 10% de la population souffre d’un trouble de l’usage d’alcool. Une dépendance caractérisée par « la notion de perte de contrôle sur ses consommations, une forte envie de boire, un usage à risque de l’alcool ou lorsque l’addiction a un impact social ».