Départementales: un candidat RN dans les Alpes-Maritimes surpris en train d'arracher ses affiches

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Image d'illustration - panneaux d'affichage officiels pour les élections européennes - Ludovic Marin - AFP
Image d'illustration - panneaux d'affichage officiels pour les élections européennes - Ludovic Marin - AFP

L'arrachage d'affiches en période électorale, bien qu'interdit, est une pratique le plus souvent menée à l'encontre d'un autre candidat. Le plus souvent. Au Cap-d'Ail (Alpes-Maritimes), une personne a été filmée ce dimanche par les caméras en train de retirer les affiches de campagne de Mickaël Rosselini et de sa binôme Sandrine Manfredi-Cavallèle, deux candidats RN pour les élections départementales du canton de Beausoleil.

Après analyse d'images, la police a tiré la conclusion suivante: l'homme qui se cache derrière ces arrachages n'est autre que... Mickaël Rosselini lui-même.

"Il y a eu une erreur de communication sur ces affiches", se justifie le candidat dans les colonnes de Nice-Matin, parlant d'un "débat clos".

"C'est la première fois qu'une telle situation arrive"

Selon le journal local, le candidat qui se déclare divers droite ignorait avoir été investi avec l'étiquette du Rassemblement national. Il suffit pourtant de se rendre sur la page Facebook du binôme pour constater que le candidat ne pouvait pas ignorer pour quel parti il œuvrait. Sur des photos partagées samedi, on y voit les deux candidats distribuer des tracts comportant leur portrait mais aussi celui de Marine Le Pen.

"C'est la première fois qu'une telle situation arrive", confie à Nice-Matin Lionel Tivoli, délégué départemental du Rassemblement national dans les Alpes-Maritimes.

Ce dernier affirme même que Mickaël Rosselini est adhérent et encarté au Rassemblement national depuis le mois de mars dernier: "Il nous a donné procuration pour déposer sa candidature et a passé l’étape de la commission d’investiture du RN. Il a forcément vu les documents ou fait mandater quelqu’un lors de la commission de propagande en préfecture."

Le maire de Cap-d'Ail a néanmoins pris la décision de porter plainte à la gendarmerie "afin qu'il soit établi que la liberté d'expression n'a pas été entravée à Cap-d'Ail".

Article original publié sur BFMTV.com

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