Le départ de Libye de 25 000 mercenaires inquiète ses voisins africains

franceinfo Afrique avec AFP
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Le Conseil de sécurité de l'ONU s'est réuni pour évoquer les risques liés à la dispersion de milliers de mercenaires présents en Libye et dont le départ est demandé par le gouvernement libyen.

Après avoir demandé pendant plus d'un an le départ des mercenaires qui ont mis la Libye à feu et à sang, le Conseil de sécurité de l'ONU s'inquiète maintenant de leur dispersion dans les pays voisins. Ils seraient plus de 25 000, dont 13 000 Syriens et 11 000 Soudanais surarmés. Leur départ était demandé par les nouvelles autorités libyennes et les grandes puissances, mais la mort du président du Tchad, Idriss Deby Itno, tué par des rebelles venus de Libye, a changé la donne.

Inquiétude des pays africains

Une réunion à New York avait été demandée par les membres africains du Conseil de sécurité (Kenya, Niger et Tunisie), bien avant le décès il y a dix jours du président Idriss Déby Itno, blessé (officiellement) au front après une offensive de rebelles et mercenaires tchadiens (du FACT) venus de Libye.

Réclamer au plus vite un départ des mercenaires, a un "impact" sur les pays de la région et la paix et la sécurité au Sahel, relève un diplomate sous couvert d'anonymat. Attention à ne pas régler un problème en Libye en en créant d'autres dans les pays voisins, ont plaidé certains de ces Etats. Ces mercenaires représentent une nouvelle menace pour les armées de la région, souvent en manque d’équipement et mal entraînées, et fragilisent encore un peu plus la paix, du Sahel à la Corne de l’Afrique.

Le Kenya a demandé que le mandat de la mission politique de l’ONU soit élargi à un contrôle de la frontière sud de la Libye, mais le reste du Conseil a estimé que c'était trop (...)

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