La dénutrition, cette maladie qui tue en silence

Par Jacques Paugam
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Dans les Ehpad, plus d'un résident sur deux souffrirait d'un manque calorique à l’origine de troubles physiques.
Dans les Ehpad, plus d'un résident sur deux souffrirait d'un manque calorique à l’origine de troubles physiques.

C'est un fait, le confinement, au-delà de la prise en charge du virus, pose de nombreux problèmes de santé publique : retard dans les traitements de personnes atteintes de cancer, opérations déprogrammées, défaut de dépistage pour les personnes ayant peur de se rendre à l'hôpital, renoncement aux soins? L'augmentation du nombre de pathologies inquiète tous les professionnels de santé, sans parler des atteintes psychiques d'un confinement prolongé.

La dénutrition, qui est un défaut d'alimentation, est l'une de ces maladies peu connues et aggravées par la situation sanitaire. Un mal silencieux qui touche, peu importe l'âge, toutes les catégories de la population. La première semaine de la dénutrition, organisée du 12 au 19 novembre à l'initiative d'un collectif qui réunit personnalités, médecins et chercheurs ? en partenariat avec le ministère de la Santé ?, tire le signal d'alarme : la dénutrition est une maladie qui tue silencieusement.

Réveiller la gourmandise

Perte d'appétit, du « goût »? Près de 2 millions de Français seraient touchés, dont 25 % des personnes de plus de 70 ans vivant seules. La vieillesse qui isole, limite les interactions sociales, serait responsable, à elle seule, d'une dépravation nutritionnelle à l'origine de plusieurs décès chaque année. Dans les Ehpad, près de la moitié des résidents souffriraient d'un manque calorique à l'origine de troubles physiques touchant des personnes déjà à risque. Jérôme Guedj, ancien président du départemen [...] Lire la suite