Une dénonciation des sondages à géométrie variable

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Le journal L’Opinion révèle que le syndicat professionnel des instituts de sondage, le Syntec, a décidé de répondre aux attaques dont ils sont la cible.

C’est vrai que les sondeurs ont en général, auprès des hommes et des femmes politiques, une belle tête de coupable. Les critiques ont été rudes, ces temps-ci. Jean-Luc Mélenchon dénonce le biais statistique qui fait que les sondeurs n’interrogeraient pas les abstentionnistes, une catégorie d’électeurs qui sont (dit-il) très favorables à La France Insoumise. Nicolas Dupond-Aignan affirme que les sondages sont faux et qu’ils orientent « subliminalement et psychologiquement » le vote des gens. Quant à Anne Hidalgo, à la peine avec 4 à 6% d’intentions de vote, la maire socialiste de Paris rappelle que lors de son élection, les sondeurs l’avaient donnée battue avec 10 points de retard sur son adversaire de l’époque, Nathalie Kosciusko-Morizet (ce qui est totalement faux). Bref, haro sur les sondages…

Il y a tout de même un fait, incontestable celui-là : les sondages se trompent souvent.

C’est vrai. On a tous en mémoire l’erreur de pronostic sur la poussée du vote Le Pen aux dernières élections régionales. Selon la plupart des sondages, le Rassemblement national devait emporter une et peut-être même deux régions. Il n’en a décroché aucune. Mais les bugs les plus spectaculaires, on les a eus à l’occasion de campagnes électorales pour la présidentielle. Je pense aux sondages qui donnaient Alain Juppé quasiment déjà élu, huit mois ava...


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