Dénonciation, réduction, punition : trois piliers de la culture "woke", la censure au nom du bien

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Mais comment se fait-il que la culture "woke", le politiquement correct, la gauche identitaire - appelez cela comme vous voulez - soit aussi puissante ? Et via quels ressorts agit-elle ? Réponse par l'approche de la médiologie avec François-Bernard Huyghe.

La culture woke (on dit aussi : identitaire, cancel, intersectionnelle, mouvement social justice, Political Correctness, "multiculti"...) s’est imposée au rythme d’une descente de police spirituelle. Elle repose sur des mécanismes simples.- Dénonciation : telle institution, telle structure héritée, tel discours, tel stéréotype (et il n’en faut pas beaucoup pour être ainsi qualifié) masque une domination haineuse. Il suffit de la nommer, de la déconstruire. La chasse aux arrière-pensées se substitue ainsi à l’érection de barricades et la critique des mentalités à l’utopie collective.- Réduction : tout est genre, race, ethnie, identité sexuelle, religieuse, phobie et haine… Bref c’est culturel, (rien n’est naturel). On se range forcément entre clan des oppresseurs et camp des victimes. Et, " verticalement ", on joue société contre individu, vilain monde contre gentil. Moi. D’après cette vision binaire et post-politique, il y aura toujours une identité à construire, une domination à saper, une compensation à obtenir. Rentable. Oublie la révolution, boomer.- Punition : La victime de discrimination (ou son représentant autoproclamé) réclame compensation pour une violence de sexe, de genre, de race, anti-islamique,...

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