Démon de midi (et du dîner aussi…) : cette crise de la balance qui plombe des millions d’hommes entre la quarantaine et la cinquantaine

Catherine Grangeard

L'obésité et le surpoids touche particulièrement les hommes entre 45 et 54 ans, pointe une étude réalisée sur près de 300 000 américains et britanniques. Les hommes ont davantage tendance à souffrir physiquement de ces affectations et il existe aussi un lien entre anxiété et surpoids.

Atlantico : Les hommes de 45-54 ans sont-ils aussi particulièrement touchés par le surpoids et l'obésité en France ? Avez-vous un chiffre pour appuyer cette affirmation ? (le plus récent sur le sujet) 

Catherine Grangeard : La prévalence du surpoids et de l’obésité augmente, toutes les études en témoignent. Le très récent Rapport OMS 2018 (http://www.euro.who.int/fr/media-centre/sections/press-releases/2018/europeans-live-longer-and-healthier-lives-but-progress-is-uneven,-new-who-report-says )  montre qu’à la fois la longévité s’accroît en Europe et en même temps l’excès de poids. Mais corrélation n’est pas causalité, rappelons-le.

Un petit rappel pour montrer qu’en 2018, en France, les hommes adultes sont à 41 % en surpoids et à 15,8% en obésité. Respectivement, les femmes, 25,3% et 15,6. Si en obésité, le pourcentage est comparable, chiffre qui correspond tout de même à 7 millions de personnes, en revanche, les hommes sont surreprésentés parmi la moitié des Français en surpoids.

Pourquoi me direz-vous ? Comme je suis psychanalyste, je vais surtout me concentrer sur des causes individuelles, en n’omettant pas de souligner tout de même d’entrée les disparités sociales, puisque moins on est riche, plus on est gros. Ce n’est pas génétique ! c’est parce que l’accès à la nourriture saine coûte plus cher, tout simplement.

Les femmes, globalement, portent une attention plus soutenue à leur corps, à la fois pour des raisons tenant à leur condition féminine, la grossesse en particulier et à la fois pour des raisons culturelles. Vous savez bien que l’apparence des femmes, y compris celle des fillettes, est bien (...)lire la suite sur Atlantico


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