Démocratie, Trump et les GAFAM : la prise de conscience

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Après l’invasion du Capitole par des militants pro-Trump, Twitter a suspendu le compte du toujours président américain, comme d'autres réseaux sociaux. Quelle légitimité ont ces plateformes pour réguler le débat public ?

La suspension du compte Twitter de Donald Trump pose "une question de démocratie" selon Natacha Polony, directrice de la rédaction de Marianne. "Ces réseaux sociaux font partie désormais de l'espace global d'expression. Ils sont une forme d'agora, d'espace public dans lequel chacun peut se faire entendre.". Or, "Ce n'est pas parce qu'il existe plusieurs réseaux sociaux, qu'il y a un pluralisme suffisant pour garantir que, quand l'un de ses réseaux empêche quelqu'un de s'exprimer, les autres pourront lui garantir d'atteindre son public."En conséquence, "Il n'y a aucune forme de pluralité dans la vision du monde de ces entreprises. Elles sont concentrées en un endroit, en un pays avec un monopole dont le poids est aujourd'hui essentiel. (...) Les réseaux sociaux sont l'espace public actuel de telle sorte qu'ils relèvent en fait d'une forme de service public, mais un service public abandonné à des entreprises privées qui n'ont aucun compte à rendre à l'État, c’est-à-dire à l'émanation des citoyens".L'intégralité de l'édito a voir en vidéoÀ LIRE AUSSI : Et si c’était aux Gafa de faire gaffe ?

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