Les démocrates à Hongkong ont-ils perdu leur bataille face à Pékin?

Est-ce leur baroud d'honneur? Mercredi, les mouvements prodémocratie hongkongais défileront comme chaque 1er juillet pour commémorer la rétrocession en 1997 de l'ancienne colonie britannique à la Chine. Sauf que cette année, la manifestation pourrait avoir le goût amer de la défaite. D'ici là, en effet, le comité permanent du Parlement chinois qui tient session pour trois jours à partir de dimanche aura probablement approuvé la loi très controversée sur la sécurité nationale. "L'adoption du texte est imminente, précise Philippe Le Corre, chercheur à la Harvard Kennedy School. Experts proches du régime et officiels ont publié des articles allant dans ce sens."

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Ce texte vise "à prévenir, stopper ou punir le séparatisme, la subversion du pouvoir d'État ou l'organisation ou l'exécution d'activités terroristes" et à lutter contre les interférences étrangères. Pour l'opposition hong­kongaise, cette loi liberticide remet en cause le sacro-saint principe d'"un pays deux systèmes" qui garantit un statut particulier à la cité financière. Sans doute est-elle aujourd'hui trop affaiblie pour faire reculer le régime. Certes, elle a su, après une année 2019 particulièrement rebelle, rassembler des foules immenses fin mai quand le projet de loi est sorti. Mais le mouvement s'est vite essoufflé.

Pékin va "poser une chape de plomb" sur le mouvement hongkongais

"Le contexte sanitaire peut l'expliquer, souligne Philippe Le Corre. Avec le Covid, ...


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