Démissions. Entre Bolsonaro et l’armée brésilienne, le torchon brûle

Folha de São Paulo (São Paulo)
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En conflit avec le président brésilien, qui avait limogé la veille le ministre de la Défense, les commandants de l’armée de terre, de la marine et de l’armée de l’air ont démissionné ce mardi 30 mars. Pour la Folha de S. Paulo, la crise entre l’exécutif brésilien et l’armée est la pire depuis 1977.

C’est une “première” dans l’histoire du Brésil, assure la Folha de S. Paulo. Ce mardi 30 mars, les trois commandants des forces armées brésiliennes ont conjointement donné leur démission en raison d’un désaccord avec le président de la République, Jair Bolsonaro.

Selon le quotidien de São Paulo, tous ont “réaffirmé” que l’armée brésilienne ne participera à aucune “aventure” autoritaire, et le mot d’ordre “est de calmer les esprits” : d’éventuels troubles dans les casernes sont redoutés, alors que ce mercredi 31 mars marquera le 57e anniversaire du coup d’État militaire de 1964.

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Le général Edson Leal Pujol (commandant de l’armée de terre), l’amiral Ilques Barbosa (commandant de la marine) et le lieutenant-brigadier Antônio Carlos Bermudez (commandant de l’armée de l’air) ont remis leur démission ce 30 mars au général à la retraite Walter Braga Netto, nouveau ministre de la défense nommé la veille. La veille, Braga Netto avait en effet succédé à un autre général de réserve, Fernando Azevedo, limogé par Jair Bolsonaro.

La crise entre l’exécutif et l’armée brésilienne est la plus importante depuis 1977, lorsque le ministre de la Défense Sylvio Frota avait été renvoyé en pleine dictature militaire, observe la Folha de S. Paulo.

Bolsonaro a “franchi une ligne rouge”

D’après le quotidien, le malaise suscité par le limogeage inattendu d’Azevedo “était trop grand”. Ce dernier et ses alliés considérent que Bolsonaro a “franchi

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