Démission du gouvernement libanais : "Sans changement de loi électorale, il n'y aura pas de changement positif dans la société", selon un responsable d'ONG

franceinfo
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"Sans changement de structure politique, sans changement de loi électorale, on ne verra pas vraiment un changement positif dans la société libanaise", a déclaré lundi 10 août sur franceinfo Georges Haddad, directeur de l’ONG libanaise ALEF, qui œuvre pour la protection des droits humains. Il estime que la démission du gouvernement libanais n'ouvrira pas une ère nouvelle, mais qu'il "y a un jeu politico-politique qui se trame derrière les portes".

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"Cette chute du gouvernement est le résultat, d'un côté, d'une contestation populaire mais aussi d'une pression énorme des partis politiques traditionnels qui sont les parrains de ce gouvernement. Le gouvernement a été lâché, on peut même dire qu'il a été complètement torpillé. On voit très bien que c'est un bouc émissaire", estime Georges Haddad.

La société civile n'est pas la vraie gagnante après la démission du gouvernement

"La loi électorale favorise les partis traditionnels, elle ne laisse pas vraiment la place à l'opposition ou à la société civile de percer. La structure du système politique est telle qu'elle a conditionné le pays pour renforcer des partis traditionnels", analyse le militant. Pour lui, ce n'est pas la société civile qui est (...)

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