Démission de Giuseppe Conte : en pleine crise du Covid, les Italiens sans gouvernement

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Il était midi lundi 25 janvier lorsque le président du Conseil italien Giuseppe Conte a remis sa démission au chef de l’État Sergio Matarella. Selon l’usage constitutionnel, le président de la République italienne doit maintenant consulter les chefs de tous les partis politiques pour vérifier la possibilité d’une nouvelle majorité.

Privé de majorité après la défection d’Italia Viva, le petit parti fondé par l’ex-président démocrate du Conseil italien Matteo Renzi, crédité de moins de 3% dans les sondages, Giuseppe Conte n’a pas eu le choix. Officiellement, Matteo Renzi reproche au chef du gouvernement italien, de ne pas savoir gérer la crise sanitaire et économique. Et surtout, d’avoir cédé aux pressions du Mouvement 5 étoiles (M5S) - dont Conte, qui n'est encarté nulle part, se sent relativement proche - sur l’organisation de la répartition des aides européennes qui devraient servir à relancer les moteurs d’une économie mise à mal par l’épidémie de coronavirus. Mais il y a aussi autre chose selon le politologue Roberto D’Alimonte : " Matteo Renzi a participé à la formation du gouvernement, mais Giuseppe Conte n’a pas tenu compte de ce soutien important. Depuis le début, il a estimé que les démocrates et le M5S étaient ses seuls interlocuteurs ". Une situation insoutenable pour le patron d’Italia Viva, qui souhaitait tirer profit de son soutient à l’exécutif pour renforcer sa visibilité et son poids politique. " Pour obtenir ce qu’il voulait, Renzi a estimé qu’il...

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