Démission de François de Rugy : la porte-parole du gouvernement parle d'"un choix courageux qui a aussi vocation à protéger le collectif gouvernemental"

franceinfo
"Nous n'avons pas, au niveau du gouvernement, connaissance de faits délictueux", a affirmé la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye, après la démission de François de Rugy.

"C'est un choix courageux qu'il fait, un choix qui a aussi vocation à protéger le collectif gouvernemental", a réagi mardi 16 juillet sur franceinfo Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement, après la démission de François de Rugy. Elle ajoute que la gouvernement "n'a pas connaissance de faits délictueux".

franceinfo : Comment réagissez-vous à la démission du ministre de la Transition écologique et solidaire ?

Sibeth Ndiaye : Je voudrais saluer une décision personnelle de François de Rugy, qui en a informé le Premier ministre ce matin. Évidemment, sa démission a été acceptée dans la foulée. Il a souhaité prendre du temps pour lui, pour les siens, pour pouvoir être libre dans la défense qu'il veut apporter face aux soupçons dont il fait l'objet aujourd'hui.

Médiapart révèle que François de Rugy se serait servi de son indemnité de frais de mandat [IRFM], quand il était député, pour payer ses cotisations au parti. Ce sont des faits qui seraient délictueux. Vous dites qu'il n'y a pas à ce stade d'indication que des règles aient été transgressées par François de Rugy ?

J'ai dit que je n'en avais pas connaissance. Je ne peux pas, sur la simple foi d'un article, décider que des faits sont délictueux ou ne le sont pas. On a vu, par le passé, qu'on a pu se tromper dans des articles de presse.

S'il s'avérait qu'il y a eu des faits délictueux commis, c'est à la justice de notre pays de s'en saisir, et de mener les diligences qu'elle juge utiles. En revanche, sur les premiers faits qui ont été portés à notre connaissance, le Premier ministre a très rapidement souhaité discuter avec François de Rugy, pour qu'il puisse apporter des explications, ce que le ministre a eu l'occasion de faire de manière extrêmement détaillée. Le Premier ministre a aussi souhaité que des enquêtes puissent être diligentées par le secrétariat du gouvernement, pour évaluer très précisément si les travaux qui ont été menés dans l'appartement de fonction de François de Rugy, à l'époque, étaient justifiés, et s'ils avaient eu lieu dans les règles de l'art de la commande publique. Ces enquêtes sont toujours en cours.

Benjamin Griveaux, votre prédécesseur comme porte-parole du gouvernement, a dit que ces images de dîners étaient malvenues. Est-ce que vous partagez son avis ?

Je comprends que ces images puissent être choquantes, parce qu'il n'est pas dans les habitudes du quotidien des (...)

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