La démission de Damien Abad réclamée par ces cadres de la gauche

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Damien Abad photographié ce 23 mai à son arrivée au Conseil des ministres.   (Photo: via Associated Press)
Damien Abad photographié ce 23 mai à son arrivée au Conseil des ministres. (Photo: via Associated Press)

Damien Abad photographié ce 23 mai à son arrivée au Conseil des ministres.   (Photo: via Associated Press)

POLITIQUE - Le temps est maussade en ce lundi 23 mai, jour du premier conseil des ministres du nouveau gouvernement. Non seulement en raison de la mauvaise météo parisienne, mais des nuages qui s’accumulent sur la nouvelle équipe dirigée par Élisabeth Borne.

En cause, les accusations visant le ministre en charge des solidarités, de l’autonomie et des personnes handicapées: Damien Abad. Ancien chef du groupe LR à l’Assemblée nationale, cette recrue venue de la droite est visée par des accusations de viols, rapportés par Mediapart. De son côté, le député de l’Ain conteste “avec la plus grande force” ces accusations.

Quoi qu’il en soit: une première crise politique à gérer pour la Première ministre, quelques heures seulement après la nomination de son gouvernement. D’autant que ses adversaires politiques la somment de sévir, sans attendre les conclusions d’une éventuelle procédure judiciaire, qui à ce stade n’est pas ouverte. Candidate pour la Nupes aux élections législatives, l’écoféministe Sandrine Rousseau estime sur RTL que la cheffe du gouvernement n’a pas pris ces accusations “suffisamment au sérieux”.

“Prince de précautions”

Selon elle, Damien Abad n’a plus sa place au sein de l’équipe gouvernementale. “La question n’est pas sa démission à lui, mais le fait qu’il soit démis de ses fonctions sur le principe de précaution”, a-t-elle justifié. Même son de cloche du côté du premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure.

“Si j’étais Premier ministre, je dirais à Damien Abad que je n’ai pas de raison particulière de penser que les femmes mentent”, a expliqué le socialiste sur France inter, évoquant également un “principe de caution”. Selon lui, “on ne peut pas revivre ce qu’on a vécu sur l’affaire Hulot, où pendant des mois et des mois le gouvernement a protégé l’un de siens, au péril du musèlement de la parole des femmes”.

Pour l’heure, l’exécutif veut se donner du temps avant de statuer sur le cas du député de l’Ain, qui avait bénéficié d’un non lieu à la suite d’une plainte déposée en 2017. “Je peux vous assurer que s’il y a de nouveaux éléments, si la justice est à nouveau saisie, on tirera toutes les conséquences de cette décision”, a prévenu Élisabeth Borne en marge d’un déplacement dans le Calvados, affirmant qu’il ne pouvait y avoir “aucune impunité” concernant les violences sexuelles.

À voir également sur Le HuffPost: L’annonce du nouveau gouvernement d’Élisabeth Borne

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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