Délinquance : nombre record de cambriolages en 2017

Timothée Boutry
Les cambriolages, ou tentatives de cambriolages, ont augmenté de 21 % en un an. (Illustration)

L’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales publie ce jeudi matin le bilan annuel de son enquête dite de victimation.

C’est l’heure du verdict pour les statistiques de la délinquance. Ce jeudi matin, l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) publie le bilan annuel de son enquête dite de victimation. Alors que les années précédentes avaient été marquées par une relative stabilité, le cru 2017 s’avère moins bon.

Si le nombre de vols de voitures continue à baisser ou que les arnaques à la carte bancaire se stabilisent, plusieurs tendances repartent à la hausse : les vols sans violence (essentiellement dus aux pickpockets), les violences physiques et les violences sexuelles.

 

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Mais le gros point noir de ce bilan 2017 concerne la très forte remontée des cambriolages. Avec 569 000 ménages victimes de cambriolage ou d’une tentative de cambriolage recensés l’an dernier, l’indicateur atteint un pic inédit. L’augmentation est conséquente par rapport à l’année précédente (470 000 cambriolages et tentatives en 2016), soit une hausse de 21 % en seulement un an.

La région parisienne davantage concernée

2 % des ménages français ont été concernés par cette problématique l’an dernier. Le taux d’échec est, en revanche, stable à 49 %. Ce qui signifie que, dans la moitié des cas, le ou les voleurs ne parviennent pas à leurs fins. La subite explosion de l’an dernier est d’autant plus notable qu’elle fait suite à deux années de baisse (548 000 en 2014 contre 470 000 en 2016).

Une analyse plus fine du phénomène à partir des données recueillies ces trois dernières années indique que la région parisienne et les grandes villes de plus de 100 000 habitants sont davantage concernées.

On constate également qu’il y a une « saison » des cambriolages : les mois d’été et le mois de décembre sont plus impactés. Enfin, dans 33 % des cas, une personne était présente au domicile lors de l’effraction. Retrouvez cet article sur LeParisien.fr

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