"On a déjà vu l'état d'urgence rentrer dans le quotidien" : la surveillance numérique contre le coronavirus fait craindre des dérives liberticides

Atelier des modules
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Drones, caméras automatisées, pistage des téléphones portables… Face au coronavirus, les outils de surveillance numérique se multiplient à travers le monde. Qu'il s'agisse de faire respecter le confinement général ou d'éviter une reprise de l'épidémie, ces mesures sécuritaires séduisent les gouvernements et font grincer des dents les associations de défense des libertés individuelles.

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"Tout le monde se disait que ça n'arriverait jamais [en France], que c'était de la science-fiction", se souvient Martin Drago, juriste à la Quadrature du net, à propos de l'usage de drones en Chine pour surveiller les rues. "Aujourd'hui, plus personne ne s'étonne", déplore-t-il, rappelant que les forces de l'ordre se servent tous les jours de ces engins en France dans le cadre du confinement.

Comme la Quadrature du net, plusieurs associations ont tiré la sonnette d'alarme concernant le partage des données entre opérateurs téléphoniques et gouvernement, ou encore face au risque que les mesures exceptionnelles de surveillance numérique ne s'inscrivent dans le droit commun. Le Défenseur des droits Jacques Toubon réclame l'ouverture d'un "débat public sur (...)

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