Pas de "dégagisme" aux régionales, tous les présidents sortants réélus en France métropolitaine

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Renaud Muselier le 20 juin 2021 à Marseille - CLEMENT MAHOUDEAU © 2019 AFP
Renaud Muselier le 20 juin 2021 à Marseille - CLEMENT MAHOUDEAU © 2019 AFP

Status quo. Alors que les résultats des élections régionales sont tombés ce dimanche soir de second tour, l'ensemble des présidents sortants qui se représentaient lors de ce scrutin ont été reconduits, confirmant la prime aux sortants déjà entrevue la semaine passée lors du premier tour.

Parmi les résultats les plus attendus de la soirée, la présidente sortante de la région Île-de-France Valérie Pécresse (ex-LR, Libres!) l'emporte largement devant la liste d'Union de la gauche portée par l'écologiste Julien Bayou. En région Paca, Thierry Mariani, battu par Renaud Muselier, a échoué à donner une première région administrée par la Rassemblement national, tandis que Xavier Bertrand a très largement dominé les débats dans les Hauts-de-France.

Fin du dégagisme?

En revanche, les contre-performances du Rassemblement national, mais aussi du parti présidentiel de La République en Marche (LaRem) entrent en rupture avec le "dégagisme", en vogue dans le pays depuis 2017, alors que le paysage politique avait été profondément chamboulé par l'élection présidentielle d'Emmanuel Macron et sa toute nouvelle formation politique d'alors. Car ce dimanche, ce sont les partis dits "traditionnels" qui ont retrouvé leurs gallons, le Parti socialiste empochant par exemple cinq régions, Les Républicains se targuant d'être la principale force d'opposition du pays.

Au vu des résultats des dernières municipales de 2020, au cours desquelles de nombreux changements ont été notés dont l'apparition de maires écologistes dans d'importantes villes telles que Lyon ou Bordeaux, d'autres bouleversements pouvaient être attendus. La plus probable aurait été la victoire de Thierry Mariani, candidat du RN en Provence-Alpes-Côte d'Azur (Paca) donné largement en tête par plusieurs sondages, qui s'est finalement incliné dans la dernière ligne droite du scrutin.

Faut-il y voir un signe pour 2022? "Non", jure Marine Le Pen. La présidente du parti d'extrême droite, dans un discours tenu ce dimanche, a donné "rendez-vous aux Français, dès demain [lundi, NDLR], pour construire tous ensemble l'alternance dont la France a besoin". Des envies pas si différentes de celles exprimées par les trois ténors de la droite réélus ce dimanche soir - Xavier Bertrand, Valérie Pécresse, Laurent Wauquiez - qui ont trouvé dans leur réélection une nouvelle légitimité pour espérer briguer l'Élysée l'année prochaine. De quoi remettre en cause le duel, annoncé de longue date, qui opposerait de nouveau Emmanuel Macron à Marine Le Pen au second tour ? Il est évidemment trop tôt pour le dire.

Quant au pouvoir en place, il a fait savoir, selon nos informations, que l'échec des régionales n'aura qu'un impact très limité dans son action à venir. Évoqué depuis de longues semaines, le spectre d'un profond remaniement semble s'être éloignée, seuls quelques "ajustements" étant attendus.

Article original publié sur BFMTV.com

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