Déforestation : les lacunes de grandes entreprises montrées du doigt

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L'ONG Global Canopy a passé en revue 350 entreprises accusées d'être les plus responsables de la déforestation, directement ou indirectement, et 150 banques, fonds d'investissement ou fonds de pension qui les financent.

Les entreprises et sociétés financières ayant le plus fort potentiel pour réduire la déforestation mondiale n'agissent pas dans ce sens, ébranlant les promesses de protection des forêts faites à la pour le climat, selon un rapport publié le 13 janvier 2022.

1 entreprise sur 3 n'a aucun engagement en faveur de la protection des forêts

L'ONG Global Canopy a passé en revue 350 entreprises accusées d'être les plus responsables de la déforestation, directement ou indirectement, et 150 banques, fonds d'investissement ou fonds de pension qui les financent. Selon cette analyse, une entreprise étudiée sur trois n'a aucun engagement en faveur de la protection des forêts, et 72% d'entre elles ont certains engagements mais pas sur tous les produits liés à la déforestation présents dans leur chaîne d'approvisionnement.

Même celles avec des engagements ciblant certains produits spécifiques, en particulier le soja, la viande de boeuf et le cuir, "échouent à fournir des preuves sur la façon dont elles les mettent en place", estime le rapport. "Trop peu d'entreprises reconnaissent les risques climatiques provoqués par la déforestation, et peu d'entre elles incluent leur chaîne d'approvisionnement dans leur évaluation", indique à l'AFP Niki Mardas, de Global Canopy. Cargill, Colgate-Palmolive, Nestle, Unilever et PepsiCo sont parmi les 15 entreprises les mieux classées.

La déforestation en Amazonie (AFP - Nicolas RAMALLO)
La déforestation en Amazonie (AFP - Nicolas RAMALLO)

La déforestation en Amazonie (AFP - Nicolas RAMALLO)

"Pas une option"

Le constat n'est pas meilleur du côté de ceux qui financent à hauteur de plus de 5.500 milliards de dollars par an les 350 entreprises, estime le rapport. 93 des 150 sociétés financières analysées n'ont pas de politique déforestation couvrant les investissements et les prêts aux entreprises les plus dépendantes de denrées ravageant les forêts. Et seulement une vingtaine de banques ou de sociétés d'investissement disposent d'une politique déforestation qui prévoit une évaluation des progrès réalisés. Parmi les meilleurs élèves, dont les efforts son[...]

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