La Défenseure des droits appelle au rapatriement des enfants français retenus dans les camps syriens

La Défenseure des droits revient à la charge à propos des enfants français retenus dans des camps du nord-est de la Syrie. Elle appelle à nouveau à leur rapatriement de toute urgence. Claire Hédon rappelle du même coup que la France ne respecte pas les engagements qu'elle a pris en matière de protection de l'enfance.

Dans un communiqué publié ce vendredi, la Défenseure des droits souligne que chaque jour passé dans ces camps de fortune met en danger ces enfants, exposés à des traitements inhumains et dégradants. Et dans ce dossier, dit-elle, la responsabilité de la France est engagée.

Près de 200 mineurs et une centaine de femmes adultes sont retenus dans les camps de Roj et Al-Hol, gérés par les autorités kurdes, qui ont elles aussi sommé la France de rapatrier ses ressortissants. Elles n'ont en effet aucune intention de les juger, faute de grief particulier à leur encontre. Ni les moyens de les retenir dans de bonnes conditions.

Une position à part

Il s'agit là de femmes et d'enfants d'anciens combattants de l'organisation État islamique. La défenseure des droits est déjà intervenue devant le Comité des droits de l'enfant de l'ONU en 2021. En février, ce dernier estimait que la France violait sa convention et devait prendre des mesures urgentes.

Pourtant, comme le rappelle Claire Hédon, l'exécutif ne s'est jamais détourné de sa doctrine du cas par cas. Depuis 2019, 35 mineurs ont été rapatriés : des orphelins ou des enfants de mères qui avaient accepté d'en être séparés. La défenseure des droits souligne que la France fait figure de malheureuse exception quand les voisins belges, allemands ou suédois rapatrient adultes et enfants.

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