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La défense impossible de l'Unrwa face aux accusations opaques d'Israël

L'agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (Unrwa) est dans la tourmente depuis qu'elle a révélé, fin janvier, avoir licencié douze de ses employés accusés d'être impliqués dans les attaques du Hamas en Israël le 7 octobre. À l'origine de ces allégations, Israël refuse cependant de partager avec l'organisme ses éléments de preuves ou son dossier de renseignement – un obstacle majeur pour l'Unrwa qui tente de mener à bien son enquête.

L'affaire débute le 18 janvier. Un diplomate israélien de haut rang informe Philippe Lazzarini, le chef de l'agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (Unrwa), qu'Israël possède des preuves que certains membres du personnel de l'agence sont impliqués dans les attaques du Hamas du 7 octobre, qui ont fait plus de 1 100 morts.

Quatre jours plus tard, Philippe Lazzarini se rend à New York pour informer le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, et le gouvernement américain, principal donateur de l'Unrwa, se souvient Juliette Touma, directrice de la communication de l'agence onusienne. Il a également "une série d'entretiens téléphoniques avec plusieurs des principaux donateurs", poursuit-elle.

"Nous avons été choqués et nous avons pris cela au sérieux car il s'agit d'allégations très graves", insiste-t-elle. "Donc nous avons pris la décision de diffuser l'information nous-même plutôt qu'avoir à répondre à des fuites", explique-t-elle, notant que l'agence onusienne se basait alors sur les informations de sa source israélienne, communiquées verbalement, sans qu'aucune preuve n'ait été partagée.


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