La “dédiabolisation” de Le Pen, insuffisante mais pas vaine

  • Oops !
    Une erreur est survenue.
    Veuillez réessayer plus tard.
·2 min de lecture
La “dédiabolisation” de Le Pen, insuffisante mais pas vaine
PHOTO / YVES HERMAN / REUTERS.
Dans cet article:
  • Oops !
    Une erreur est survenue.
    Veuillez réessayer plus tard.

“L’insuffisante métamorphose de Le Pen”, titre El Diario Vasco en faisant une analyse rétrospective du processus de “dédiabolisation” de la candidate du Rassemblement national. Son troisième assaut de l’Élysée n’aura toujours pas été le bon : malgré ses efforts, Marine Le Pen ne sera pas la première femme présidente de la République française.

La voilà cependant désormais en lice pour un siège de député, “avec un parti qui, si la dynamique du dimanche [24 avril] se maintient, apparaîtra renforcé”. Avec 41,5 % des voix, le meilleur résultat jamais obtenu par l’extrême droite, la stratégie de modération de son image, mise en place il y a quelques années par la benjamine de la famille Le Pen, n’aura pas été inutile.

En 2015, pour se rendre “présentable”, Marine Le Pen, alors dirigeante du Front national, a commencé par exclure son père du parti qu’il avait fondé en 1972 pour ses propos qualifiant les chambres à gaz de “détail” de l’histoire. Jean-Marie Le Pen, ce “diable de la République”, aux idées antisémites et extrémistes, lui avait pourtant transmis son parti, comme d’autres héritent de l’entreprise familiale. De fait, rappelle El Diario Vasco, si Marine Le Pen s’est présentée pendant cette campagne comme “candidate du peuple”, elle a toujours été une “petite-bourgeoise”.

La normalisation de son image est ensuite passée par un changement de nom du parti, devenu Rassemblement national. Marine Le Pen a aussi “adouci son programme électoral” et revendiqué un héritage gaulliste dédaigné par son père.

“Pour cette campagne électorale, son équipe avait choisi comme slogan : ‘La France que nous aimons. Marine présidente.’ Sans le nom paternel, un autre détail significatif venu renforcer l’objectif de blanchiment de la formation extrémiste.

L’irruption d’Éric Zemmour dans la campagne présidentielle a grandement facilité la tâche de sa concurrente Marine Le Pen en la faisant paraître bien moins extrême. Son programme n’a cependant pas changé de bord politique et, pour El Diario Vasco, quoiqu’elle fasse, elle reste “un clone de son père”. Un clone parvenu à réduire significativement son écart avec Emmanuel Macron.

[...] Lire la suite sur Courrier international

Sur le même sujet :

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles