"Décrocheurs" de Macron: un 130e portrait dérobé en plein procès

Hortense de Montalivet
À la Mairie de Saint-Ouen, un 130ème décrochage du portrait de Macron a eu lieu, en soutien au procès de huit décrochage qui a lieu au même moment à Paris.

JUSTICE - “Oups, they did it again!”, c’est sur un air de Britney Spears que le compte Twitter de Vincent Verza, “Partager C’est Sympa”, célèbre le dernier décrochage de portrait d’Emmanuel Macron, ce mercredi 11 septembre.

Cette nouvelle action a eu lieu alors même que le vidéaste et youtubeur comparaissait au même moment aux côtés de huit “décrocheurs” au tribunal de grande instance de Paris.

Les prévenus, huit activistes, âgés de 23 à 36 ans, sont poursuivis et actuellement jugés devant la 16e chambre du tribunal correctionnel -connue pour traiter les affaires de terrorisme- pour une à trois actions de décrochage. La première a eu lieu le 21 février dans la mairie du Ve arrondissement, et les autres, le 28 février dans les mairies des IIIe et IVe arrondissements de Paris. Le vidéaste de 29 ans, Vincent Verza, fondateur de la chaîne Internet “Partager c’est sympa” et qui avait filmé l’une des actions, a également été renvoyé pour “vol en réunion”. 

130e décrochage

Alors que leur désobéissance civile les a amenés à commettre un délit pour lequel la peine maximale encourue est de cinq ans d’emprisonnement et de 75.000 euros d’amende, une action du même type a eu lieu exactement au même moment à quelques kilomètres de là.

Pendant que l’audience débutait en début d’après-midi, une dizaine de jeunes hommes et femmes ont décroché un portrait d’Emmanuel Macron à la mairie de Saint-Ouen en Seine-Saint-Denis. Le portrait a ensuite été emballé et emmené par un militant à vélo pour être ensuite “caché dans un endroit inconnu”, selon les méthodes habituelles utilisées par les militants pour ce type de d’action.

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