Découvrez l’Amérique de Michael Cimino en trois lieux clés

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Chuck, habitant de Mingo Junction où a eu lieu le tournage de Voyage au bout de l'enfer.
Chuck, habitant de Mingo Junction où a eu lieu le tournage de Voyage au bout de l'enfer.

Pour expliquer ce qui le fascine dans le cinéma de Michael Cimino, Jean-Baptiste Thoret aime citer Le Canardeur (1974) : « À un moment, Clint Eastwood dit à Jeff Bridges : tu arrives dix ans trop tard ! C?est ça le cinéma de Cimino, ce sentiment mélancolique d?arriver trop tard, de courir derrière un idéal perdu. » Natif de New York City, éduqué dans les meilleures universités de la côte est, Cimino devient l?un des cinéastes majeurs du nouveau cinéma américain des années 1970, ces « easy riders, raging bulls », selon la formule du journaliste Peter Biskind, qui s?approprient la notion d?auteur (restée jusqu?alors européenne) et réinventent une façon de filmer avec l?aide de quelques stars majeures. En une poignée de films incontestablement cultes (Voyage au bout de l?enfer, 1978 ; La Porte du paradis, 1980 ; L?Année du dragon, 1985), Cimino s?impose comme un réalisateur d?autant plus important qu?il cultive sa rareté, effet du naufrage financier de La Porte du paradis, bien sûr, mais aussi d?un tempérament tourmenté. Après un livre paru en 2013 chez Flammarion, Jean-Baptiste Thoret évoque à nouveau l??uvre d?un homme qu?il a bien connu et avec lequel il a voyagé dans l?Ouest américain, après de longs travaux d?approche (« il m?a longuement parlé de John Ford, c?était un test : il ne s?agissait pas de moins bien connaître que lui ! »). Son film Michael Cimino, un mirage américain vient d?être présenté en avant-première au Festival de La Rochelle (la sorti [...] Lire la suite

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