#DécouverteWE : Une tasse de thé sur l’Aubrac

Comme il y a des coins à champignons, il y a des coins à thé d’Aubrac. On se les chuchote à l’oreille, tant la fleur est précieuse. Sur le plateau, dans les sous-bois de hêtre, vous aurez peut-être la chance d’en croiser une. A Aubrac (Aveyron), le restaurant d’Adrienne Gros accueille de longue date les pèlerins de Saint-Jean. Avant elle, sa mère préparait déjà le thé. "Quand les Parisiens arrivaient au début du siècle, ils voulaient du thé chinois, raconte-t-elle. Mais ici, la Chine est loin. Alors, cette plante qui sent si bon et qui est plus fine que la menthe, on l’a cueilli et on leur a servi un thé d’Aubrac." Des dérivés cosmétiques et alimentaires Pour préserver les sous-bois du plateau, au croisement du Cantal, de l’Aveyron et de la Lozère, 24 producteurs cultivent à petite échelle la fleur d’Aubrac. "On a réussi à en faire des produits cosmétiques et alimentaires comme la meringue ou de la guimauve," confie Laure Plantade, saisonnière à la Grange du thé.