Découverte de plusieurs bactéries liées au cancer de la prostate

Cinq bactéries, dont trois totalement nouvelles, ont été découvertes dans l'urine de personnes souffrant d'un cancer de la prostate agressif. Un espoir pour mettre au point de nouveaux traitements contre cette maladie.

Le cancer de la prostate fait partie des cancers les plus fréquents chez les hommes dans les pays développés et est à l'origine de plus de 250.000 décès à travers le monde chaque année. Tandis que certaines tumeurs se développent doucement et ne représentent pas une menace mortelle, d'autres ont un développement rapide. Jusqu'à présent, pour essayer de comprendre si le cancer est plutôt agressif, la prise en charge consiste à analyser des échantillons sanguins ou des prélèvements de tissus cancéreux grâce à une biopsie. Mais il n'est pas toujours possible de déterminer la nature de la tumeur. Or, ce diagnostic est crucial pour traiter rapidement les hommes qui en ont besoin et pour épargner aux autres un traitement qui ne serait pas nécessaire.

Pour mieux cerner la maladie, une autre approche propose d'analyser l'urine des personnes malades afin d'y rechercher des biomarqueurs, des caractéristiques spécifiques de la maladie. C'est en se basant sur cette approche qu'une équipe anglaise a pu repérer la présence de bactéries chez les malades avec un cancer agressif. Une découverte, publiée dans , qui suscite l'espoir de trouver de nouvelles thérapies pour lutter contre la progression de la maladie.

Le rôle des bactéries encore mal compris

L'équipe de l'Université d'Est-Anglie a réalisé des analyses génétiques sur l'urine et sur du tissus de la prostate de 600 hommes, certains atteints de cancer et d'autres non. En comparant les résultats, ils ont repéré la présence de cinq espèces différentes de bactéries (Anaerococcus, Peptoniphilus, Porphyromonas, Fenollaria et Fusobacterium) liées à la progression rapide de la maladie. Aucune d'entre elles n'a besoin d'oxygène pour survivre. Certaines d'entre elles n'avaient jamais été découvertes jusqu'à présent. Les hommes qui présentaient au moins une de ces bactéries dans leur urine, dans leur prostate ou dans le tissus cancéreux, avaient un risque 2,6 fois plus élevé que les autres de voir leur cancer encore au stade précoce pr[...]

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