Découverte de l’astéroïde en orbite le plus rapide du Système solaire

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Au début de son célèbre cours de relativité générale, le prix Nobel de physique Steven Weinberg, récemment décédé, expliquait que pendant quelques décennies, les astronomes avaient multiplié les hypothèses pour rendre compte d’une mystérieuse anomalie concernant Mercure : l’avance anormale de son périhélie. On sait en effet depuis Kepler que les planètes se déplacent sur des orbites elliptiques et Newton a prouvé que cela était une conséquence de ses lois de la mécanique et de la gravitation. Mais les travaux ultérieurs de mathématiciens tels Lagrange, Laplace et Gauss ont montré également que lorsque l’on a plus de deux corps, les perturbations gravitationnelles que chacun exerce sur les autres conduisent à des modifications des mouvements de ces corps qui ne sont plus de simples ellipses et dont les paramètres déterminant la forme et la position dans l’espace de ces ellipses en particulier autour du Soleil varient dans le temps.

On peut ainsi calculer que le point d’une orbite elliptique le plus rapproché d’une planète, son périhélie, doit tourner lentement au cours du temps autour du Soleil pour une planète comme Mercure, de sorte qu’à chaque orbite bouclée, ce point se déplace. Mais tout calcul fait avec les principaux corps célestes connus de son époque, l’astronome français Urbain Le Verrier, qui s’était déjà illustré par la découverte par le calcul de Neptune en 1846 à partir d’anomalies du mouvement d’Uranus, arriva à la conclusion en 1859 que l’on ne pouvait pas rendre compte de la totalité du mouvement du périhélie de Mercure sans introduire une nouvelle planète en orbite autour du Soleil qu’il a baptisée Vulcain.

Simon Newcomb, né le 12 mars 1835 à Wallace (Nouvelle-Écosse, Canada) et mort le 11 juillet 1909 à Washington DC, est un astronome, mathématicien, économiste et statisticien américain d'origine canadienne. C’est donc un exemple typique de polymathe, qui plus est autodidacte, parlant français, allemand, italien et suédois. Il était également...
Simon Newcomb, né le 12 mars 1835 à Wallace (Nouvelle-Écosse, Canada) et mort le 11 juillet 1909 à Washington DC, est un astronome, mathématicien, économiste et statisticien américain d'origine canadienne. C’est donc un exemple typique de polymathe, qui plus est autodidacte, parlant français, allemand, italien et suédois. Il était également...

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