Cette découverte dans la grotte de Cussac éclaire sur les pratiques funéraire au paléolithique

Nathalie Mayer, Journaliste

« On ne touche à rien. » C’est ce que l’on peut généralement lire à l’entrée d’un magasin de porcelaine. Mais c’est aussi la consigne qui vaut pour la grotte de Cussac (Dordogne). Et c’est donc sans le moindre travail de fouille que des chercheurs explorent le site depuis une dizaine d’années. Des conditions difficiles qui leur ont tout de même permis d’éclairer la complexité des pratiques funéraires de nos cousins du passé.

Plus exactement de l’Homme du Gravettien, qui vivait là entre 24.000 et 34.000 ans. « Même si cela ne se faisait pas avant et encore relativement peu après, à cette époque en particulier, nos ancêtres enterraient bien leurs morts. La plupart des sépultures connues datent de cette période », nous confirme Sébastien Villotte, chargé de recherche au CNRS (Pacea, Université de Bordeaux). Que des restes humains se soient cachés dans la grotte de Cussac, ce n’est donc pas surprenant. Ce qui l’est plus, c’est ce que les chercheurs ont découvert en y regardant de plus près : des pratiques funéraires hors du commun.

Restes hulmains dans une bauge de la grotte de Cussac. © P Mora, PCR Cussac, Ministère de la Culture

En y regardant de plus près, car rappelons que dans la grotte de Cussac, les chercheurs n’ont que leurs yeux pour explorer le passé. Observations in situ, étude de photographies et de modèles tridimensionnels générés à partir de ces clichés. « Nous avons fait un gros travail sur les modèles 3D, financé par l’Agence nationale de la recherche. Un travail complexe lui aussi, car au fond, nos angles de vue restent limités par les positions fixes des passerelles qui y sont posées », précise Sébastien Villotte.

Les pratiques funéraires observées dans la grotte de Cussac — ici récapitulées dans un diagramme — ont toutes déjà été observées ailleurs. Mais c’est la première fois qu’elles apparaissent ensemble, de manière aussi complexe et associées à de l’art. © Sacha Kacki et al., Proceedings of the National Academy of...

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