Découverte : les femelles serpents ont un double clitoris en forme de cœur

Les scanners de femelles serpents ont révélé la présence, dans leur queue, d’une double petite langue de chair, en forme de cœur, non loin des glandes odorantes qui servent à attirer les mâles. Cet organe érectile faciliterait l'accouplement et suggère qu'elles connaissent le plaisir.

Des chercheuses ont enfin découvert les clitoris des serpents femelles. Petits, bifides, ils se cachaient dans leur queue… enfin, "se cachaient" n’est sans doute pas l’expression la plus juste. A dire vrai, les scientifiques n’avaient jusqu’alors pas vraiment bien regardé, alors que l’hémipénis des serpents mâles fait lui l’objet d’études depuis des décennies. Et beaucoup se contentaient de dire que les reptiles n’en possédaient sans doute pas.

Megan Folwell, spécialiste de la reproduction de ces animaux à l’Université d’Adélaïde, en Australie, ne pouvait se contenter de cette hypothétique lacune et a voulu en avoir le cœur net. Elle a d’abord passé au scanner une Acanthophis antarcticus alias la vipère de la mort, l’un des serpents les plus venimeux au monde (et qui contrairement à ce que son nom vernaculaire indique, n’appartient pas à la famille des vipéridés, mais des élapidés comme le cobra et le mamba). Et là : merveille, elle a découvert dans son appendice caudal "une double petite langue de chair, en forme de cœur (voir la photo et l'animation ci-dessous)".

Une illustration montrant la place de l\'hémiclitoris -sorte de double langue de chair formant un coeur- dans la queue des serpents femelles. Crédit : Folwell et al.
Une illustration montrant la place de l\'hémiclitoris -sorte de double langue de chair formant un coeur- dans la queue des serpents femelles. Crédit : Folwell et al.

Cette illustration montre la place de l'hémiclitoris -sorte de double langue de chair formant un cœur dans la queue des serpents femelle. Crédits : Folwell et al.

Crédit Folwell et al.

Un organe érectile présent chez toutes les familles de serpents

L’organe "se situe non loin des glandes odorantes qui servent à attirer les mâles lors des périodes d’accouplement" précise-t-elle. Décidée à pousser son investigation, elle a ensuite scanné huit autres espèces, lui donnant un échantillon des quatre principales familles de serpents squamates (muant) : trois autres élapidés, dont le serpent de Collet endémique du Queensland ; un pythonidé, le python tapis originaire d’Australie et de Nouvelle-Guinée ; deux vipéridés, la vipère heurtante du sud de l’Afrique et le mocassin mexicain, un crotale d’Amérique du Sud, et enfin deux colubridés (famille des couleuvres) d’Amérique du Sud. Toutes les femelles étudiées pos[...]

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