Découverte d'une nouvelle superstructure dans l'Univers : une bulle géante remplie de galaxies

Après Lanialkea en 2014, les cosmologistes ont repéré une nouvelle structure gigantesque dans l'Univers, une bulle de galaxies d'un milliard d'années-lumière baptisée "Hoʻoleilana", selon un terme hawaïen.

Elle porte le doux et imprononçable nom de "Hoʻoleilana", ce qui correspond à un "chant de la création du monde" en hawaïen. Plus prosaïquement, il s’agit d’un immense rassemblement de galaxies formant une bulle d’un milliard d’années-lumière de diamètre. Cette superstructure de l’Univers, identifiée par une équipe d’astronomes dirigée par l’université d’Hawaï (Etats-Unis), vient compléter la carte globale de l’Univers, aux côtés du super amas Laniakea découvert en 2014. Mais elle est deux fois plus grande. Et surtout, cette bulle porterait en elle les traces du passé lointain de l’Univers, au plus près du Big Bang, comme l’explique à Sciences et Avenir Daniel Pomarède, astrophysicien au CEA et cartographe de l’équipe. "Nous faisons l’hypothèse que cette superstructure n’est pas là par hasard. Elle témoignerait de l’existence de ce que l’on appelle des "oscillations baryoniques acoustiques" (OBA), un phénomène qui agitait l’Univers lorsqu’il avait moins de 380.000 ans. Ainsi, au travers de cette bulle, nous contemplons peut-être un "fossile" de l’Univers primordial. Et cela pour la première fois depuis que l’hypothèse des OBA a été faite, en 1970, par le cosmologiste américain Jim Peebles [prix Nobel de physique en 2019]."

Les ondes sonores agitent le plasma

Ces OBA se sont formées dans l’Univers primordial issu du Big Bang, alors qu’il est empli de plasma. Ce gaz ultra-chaud se compose de baryons (protons et neutrons), d’électrons, de photons, de matière noire... Il est opaque car les photons, qui composent la lumière, ne peuvent se propager librement. Ils sont sans cesse perturbés par les particules chargées. Dans ce malström, deux forces s’affrontent. D’un côté la gravité, qui tend à rapprocher la matière, et de l’autre le rayonnement énergétique intense qui sépare les particules. "Cette opposition génère des ondes de pression qui parcourt le plasma, comme des ondes sonores. Elles produisent des surdensités de matière qui vont jouer un rôle non négligeable dans l[...]

Lire la suite sur sciencesetavenir.fr

A lire aussi