Découverte d'une exoplanète lourde et gazeuse par des astronomes amateurs

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Cette planète de la taille de Jupiter était passée inaperçue dans les données du télescope spatial TESS.

C'est une planète de la taille de Jupiter, mais bien plus lourde, que des astronomes amateurs ont déniché en scrutant les données du télescope spatial ((Transiting Exoplanet Survey Satellite). Et si l'existence de cet astre est confirmé, ils seront tombés sur un objet digne d'intérêt. A tel point que des campagnes internationales d'observation tente de le traquer pour l'observer à nouveau, en vain jusqu'ici. Mais une nouvelle opportunité devrait se présenter le mois prochain.

Un seul transit

La mission de TESS est de rechercher des exoplanètes orbitant autour des étoiles les plus brillantes et les plus proches du Soleil. Pour cela, le satellite explore vingt-sept jours durant le même secteur du ciel. Il est à la recherche d'une étoile dont la luminosité diminue du fait du passage d'une planète devant elle, ce que les astronomes nomment un transit.

En général, il faut au moins trois transits pour que les programmes d'assistance aux experts analysant ces données sonnent l'alerte. Cette méthode laisse de côté toute une série d'évènements uniques, elle permet surtout d'éviter de fausses détections liées à des bugs ou des fluctuations du système du télescope. Néanmoins, si les professionnels se concentrent sur d'autres tâches, les astronomes amateurs veillent au grain. Dans le cadre d'un programme participatif, appelé , ils utilisent un programme qui leur permet d'inspecter à l'œil nu les données de TESS. C'est ainsi qu'un des membres, Tom Jacobs, a repéré un évènement unique autour de l'étoile TOI-2180 qui est similaire au Soleil et située à 379 années-lumière de la Terre. Il s'agissait d'une infime baisse de luminosité (- de 0,5%) pouvant correspondre au passage d'une planète.

Le groupe a aussitôt averti Paul Dalba, de l'Université de Californie à Riverside et Diana Dragomir, de l'Université du Nouveau-Mexique, qui ont mené des observations à l'aide du "télescope chercheur de planète automatisé" (APF) de l'observatoire Lick, installé sur le mont Hamilton aux Etats-Uni[...]

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