Déconfinement : un quotidien qui reprend lentement en France

Cela fait près de deux mois que Manon Taupin, une commerçante d’Alençon dans l’Orne, n’avait pas levé le rideau de son magasin de prêt-à-porter. Avant l’ouverture aux clientes, c’est l’heure du grand nettoyage. Au sol, des flèches sont installées pour indiquer le sens de circulation : la sécurité avant tout. "On se remet dans l’activité et ça fait du bien, après on a petit peu peur de savoir comment vont réagir les consommateurs et comment les gens vont consommer", explique-t-elle. "Cette crainte toujours d’une deuxième vague épidémique" Le déconfinement à Strasbourg (Bas-Rhin) est particulier, car c’est le chef-lieu de la région Grand Est, une des régions les plus touchées par l’épidémie. "Le déconfinement est vécu avec un sentiment partagé. Après deux mois à rester chez eux et à restreindre leurs déplacements, les habitants du Grand Est aspirent eux-aussi à un peu plus de liberté. Mais dans une région toujours classée en zone rouge, il y a aussi cette inquiétude sourde, cette crainte toujours d’une deuxième vague épidémique", indique la journaliste de France Télévisions Caroline Arnold en direct de Strasbourg (Bas-Rhin).